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Il ne s'agit pas de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, Free Mobile n'a pas encore obtenu la licence 3G, la réponse viendra demain. Cependant l'agence Reuters publie aujourd'hui un article intéressant sur l'accord d'itinérance (roaming) que devra signer Iliad pour sa filiale. Cet accord d'itinérance permettra à Free Mobile d'utiliser pendant la construction de son réseau, le réseau d'un opérateur en place, Orange, SFR ou Bouygues Telecom.
"Le quatrième opérateur mobile devra déployer ses propres antennes pour desservir au moins un quart des Français, représentant une dizaine de villes, avant d'obtenir le droit d'accéder au réseau de l'un de ses concurrents dans le cadre d'un contrat d'itinérance de six ans."
Free a estimer pouvoir couvrir les 25% entre 18 mois et 2 ans, néanmoins l'accord serait signé au premier semestre 2010, il porterait sur "un montant annuel compris entre 100 et 200 millions d'euros." Quel serait l'opérateur pour accueillir Free Mobile ? "Orange et SFR seraient les plus intéressés, estiment des analystes, citant la volonté de ces deux opérateurs d'augmenter leur chiffre d'affaires dans la vente de gros, Bouygues s'étant pour l'instant plutôt tenu à l'écart d'accords avec des opérateurs mobiles sans réseau (MVNO)." "L'accord pourrait être très profitable", estime quant à lui Michael Kovacy, chez Daiwa Securities, d'autres experts soulignant que le contrat servirait également de couverture contre la perte de clients qui partiraient chez Iliad. Free ne pourra peut-être pas "diviser par deux" la facture Dans un premier temps, les conditions du contrat de cet accord d'itinérance obligeront peut-être Free à "adopter une stratégie de prix plus rationnelle", la "guerre des prix" tant promise, ne sera sans doute pas pour tout de suite. L'ARCEP en dernier recours "L'Arcep a d'ailleurs prévu que les opérateurs puissent la saisir s'ils ne parviennent pas à se mettre d'accord, en vue d'une procédure de règlement de différend." Cette procédure de dernier recours serait favorable à Free Mobile (prix moindre) mais retarderait probablement le lancement de l'offre commerciale de 3 à 6 mois environ. Lire l'article en intégralité sur EuroInvestor |
Commentaires
D'un autre côté, en revanche, l'opposition affichée par Orange et SFR (mais Bouygues aussi) envers Free ne va-t-elle pas donner lieu à des refus de partenariat ? Pas des refus francs, mais des propositions à des tarifs irréalistes, par exemple ?
Au final, je pense que les premières offres de Free seront "classiques" dans les zones non-dégroupées (!!) mais qu'il y aura de vrais avantages dans les zones où elle aura ses propres antennes. Citer
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